La Yole de Villefranche
  "Laïssa Ana", yole de Bantry, darse de Villefranche-sur-Mer  
Labellisée "Bateau d'Intérêt Patrimonial" par l'Association Patrimoine Maritime et Fluvial 
L'association qui gère la Yole est reconnue comme "Association d'Intérêt Général"
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Le langage de la yole
à l'aviron,   à la voile,   charpenterie de marine

 

La yole étant la reproduction à l’identique d’une embarcation de 1796, nous tenons à y utiliser le beau vocabulaire maritime du XVIII° siècle.

 

*   Les mots en italique vert trouvent leurs définitions dans les trois parties de ce glossaire

 

 

1.     A l’aviron

 

Aviron : Instrument de bois pour la propulsion à bras des embarcations (le mot « rame » est prohibé en langage maritime, sauf dans l’expression « lève-rame »)



Aviron en pointe : Sur la yole, les avirons sont disposés en quinconce, un aviron par banc (contraire : aviron en couple)

 

 
Bâbord : Côté gauche en regardant vers l'avant de la yole (à l'aviron, on désigne les équipiers par le côté où ils nagent, pas celui où ils sont assis)

 

Chef de nage : Equipier le plus en arrière de la yole sur lequel tous les autres nageurs règlent leur cadence

 

Endurer : Ne pas faire d’effort sur les avirons tout en maintenant le mouvement pour ne pas rompre la cadence générale (contraire : souquer)

 

Laisser courir : Faire tomber ensemble dans l'eau les pelles à plat en frappant fortement pour dégager les avirons de leurs portières puis laisser les avirons se ranger le long de la yole afin de permettre de les mettre à bord à l'approche du quai

 

Mouiller : Immerger une ancre (on ne dit pas « jeter une ancre »)

 

Nage : Ensemble des mouvements accomplis pour propulser une embarcation à l’aviron (« ramer » n’est pas admis en langage maritime) ; les équipiers à l’aviron sont des nageurs

 

Nage norvégienne : Nage qui présente un temps d’arrêt avec la pelle en position « lève-rame »


Pelle : Pale d’un aviron (partie jaune pour la yole de Villefranche)



Portière ou dame de nage :  Trou creusé dans les fargues de la yole pour recevoir l’aviron


 

Rentrer : Tirer l’aviron vers l’intérieur, perpendiculairement à la yole, jusqu’au niveau des pelles

 

Scier : Nager à l’envers avec les avirons, en poussant les manches

 

Souquer : Tirer de toute sa force sur les avirons (contraire : endurer)

 
 
Tribord : Côté droit en regardant vers l'avant de la yole (à l'aviron, on désigne les équipiers par le côté où ils nagent, pas celui où ils sont assis)


 

2.    A la voile

 

Abattre : Mouvement que fait la yole quand l’avant s’éloigne du lit du vent (contraire : lofer)

 

Amener une voile : La faire descendre, tomber (on ne dit pas « affaler »)



Aurique (voile) : Une voile aurique est une voile trapézoïdale non symétrique qui présente toujours le même bord d'attaque au vent, contrairement aux "voiles carrées". Les voiles auriques comprennent les voiles à corne, les voiles au tiers et les voiles à livarde.    


Amure : Voir "point d'amure"

 

Bâbord amures : Recevoir le vent de bâbord (les voiles sont à tribord)

 

Barre au vent : Tirer la barre du côté du vent pour faire abattre

 

Barre dessous : Pousser la barre du côté sous le vent pour faire lofer

 

Border : Tirer sur son écoute pour aplatir la voile (contraire : choquer)

 

Brigadier : Equipier chargé de la manoeuvre des gaffes, de l’amarrage et du largage des aussières, et de la veille sous voile

 

Choquer : Donner du mou dans l’écoute (contraire : border)

 

Dérive : Marche de côté sous l’action du vent ; la yole dérive beaucoup au près

 

Drisse : Cordage servant à hisser ou amener une voile ; le point de drisse est tenu par le croc du rocambeau ; la drisse est maintenue par un noeud de drisse facilement largable

 

Ecoute : Cordage servant à régler l’angle d’une voile par rapport au vent (fixée au « point d’écoute »)

 

Empanner : Voir virement vent arrière

 

Etarquer une voile : Raidir au moyen de la drisse son guindant

 

Faseyer : Laisser battre le bord d’une voile

 

Ferler : Serrer la voile sur la vergue


Gambeyer : Durant un virement de bord, faire passer la vergue sur l'autre bord du mât et, simultanément, changer de bord aux points de fixation de l'amure, de la drisse et de l'écoute



Gite : Inclinaison sur le côté de la yole sous l'effet du vent latéral et/ou du poids de l'équipage. L'ordre « à la gite ! » demande à l'équipage de se positionner pour augmenter la gite. A l'inverse, L'ordre « à la contre-gite ! » ou plus forterment « au rappel ! » demande à l'équipage de se disposer pour la diminuer

 

Guindant : Ralingue d’attaque d’une voile (renforcement de sa bordure avant)



Hisser : Action de monter une voile

 

Lit du vent : Direction d’où vient le vent

 

Lofer : Mouvement que fait la yole quand l’avant se rapproche du lit du vent (contraire : abattre)



Louvoyer  ou tirer des bords : tracer des zigzags afin de "remonter" au vent.




Noeud de drisse : noeud formé de deux tours morts  dont le second gansé, servant à fixer la drisse au banc situé au pied du mât (shéma dans la page "noeuds")

 

Misaine : Voile d’avant de la yole

 
 

« Misaine à contre ! » : Ordre de placer, à l’aide d’une gaffe, le point d’écoute de la misaine perpendiculairement à la yole et de pousser pour aider à passer le lit du vent lors d’un virement vent devant

 
 

Point d’amure : L'un des points d’attache de la voile, en bas à l’avant de la voile



Près : Allure permettant le gain au vent. Le « près serré » précède un virement   

 

Queue de malet : Pièce de bois horizontale installée à la voile, en traversant le tableau, sous le tape-cul (appelé aussi "malet") pour reculer le point d'écoute vers l'arrière

 

Ris : Des petits cordages fixés sur les voiles (garcettes) permettent de réduire la surface des voiles (« ariser » ou « prendre un ou deux ris ») ; Voir dans la page "noeuds" 



Rocambeau : Anneau métallique courant le long du mât, pourvu d'un croc, permettant de fixer le point de drisse de la voile

 

Taillevent ou grand-voile : Voile du milieu de la yole

 

Tape-cul ou malet: Voile d’arrière de la yole

 

Tribord amures : Recevoir le vent de tribord (les voiles sont à bâbord)


Vergue : Pièce de bois disposée en travers du mât pour recevoir la voile

 les allures  (angles par rapport au vent)

Virer ou virer de bord : Evoluer pour prendre le vent de l’autre bord

 

Virement vent devant : Virer en passant le lit du vent par l’avant de la yole, souvent en mettant la misaine à contre (par contamination du langage de la plaisance moderne, on dit parfois simplement « virer »)

 

Virement vent arrière ou lof pour lof : Virer en passant le lit du vent par l’arrière (par contamination du langage de la plaisance moderne, on dit parfois à tort « empanner », ce terme étant normalement réservé à une manoeuvre involontaire et brutale)

 
 
Voile au tiers : La voile au tiers, dont est pourvue la yole, est une voile aurique en forme de trapèze dont le point de drisse est situé environ au tiers avant de la vergue.
 

 

 

3.    Charpenterie
 

 

Aiguillot : Partie mâle d’une ferrure fixée dans le safran, passant dans la douille, dite fémelot, d’une ferrure fixée dans l’étambot

 

Aussière : Gros cordage utilisé principalement pour l'amarrage et la remorque de la yole



Barre : Pièce de bois agissant sur le gouvernail pour diriger le bateau. Sur la yole la barre est à « tire-veilles »

 

Bout (prononcer « boute ») : Cordage, du plus petit à l’aussière, à usage indéterminé

 

Chambre : Compartiment arrière de la yole, place d’honneur où se tiennent les invités et passagers

 

Chaumard : Pièce métallique permettant de faire passer la chaine d'ancre au dessus du bord avant de la yole sans entamer le bois de la fargue

 

Dame de nage : Voir  « portière »

 

Etambot : Pièce arrière de la coque portant les ferrures du gouvernail

 

Etambrai : Sur la yole, orifice pratiqué dans un banc pour le passage d’un mât, maintenu par un « collier d’étambrai »

 

Fargue : Bordure supérieure qui surmonte le plat-bord et dans laquelle sont creusées les portières

 

Fémelot : Partie femelle d’une ferrure fixée dans le safran, passant dans la partie mâle, dite aiguillot, d’une ferrure fixée dans l’étambot

 

Gaffe : Espar long, mince et solide, muni d’un fer à douille et d’un manche, appelé bois. Le fer ne sert qu’à crocher ; on doit toujours déborder avec le bois

 

Gouvernail : Plan de bois assujetti dans l’eau à l’arrière de la yole, pivotant par un jeu de ferrures sur l’étambot et servant, actionné par la barre, à la direction de l’embarcation

 

Plat-bord : Ceinture des pièces de bois au dessus des bancs de la yole

 

Portière ou dame de nageTrou creusé dans les fargues d’une embarcation pour recevoir l’aviron

 

Safran : Partie plane, agissante, du gouvernail

 

Sellette : Partie surélevée du banc sur laquelle s’assoit le nageur

 

Tableau : Plateau d’un seul morceau terminant l’arrière de la yole

 

Taquet : Pièce de bois permettant de tourner un cordage

 

Tire-veilles (barre à) : Barre de la yole placée perpendiculairement au gouvernail et actionnée par des bouts nommés tire-veilles



 

 Merci au "Petit Manuel du Yoleur" et au "Dictionnaire de la Mer" de Jean Merrien.

Et, si vous voulez vraiment connaitre les termes de marine, le dictionnaire de Jean Dahec , Mandragore
ou le glossaire maritime du Wiktionnaire.
 

 

 
Crédit photos : Wassim Karchi, archives Yole, "petit manuel du yoleur"


 
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